En Belgique, dont le territoire est en contact au nord,
avec les Pays-Bas, à l'est avec la république fédérale d'Allemagne et le
Grand-duché de Luxembourg et au sud et à l'ouest, avec la France; sans
oublier la frontière maritime avec la mer du nord.
Trois fleuves coulent sur le territoire belge :
l'Escaut, la Meuse et l'Yser. Aucun ne prend sa source en Belgique, et
seul l'Yser a son embouchure sur notre territoire.
Cartes de la Belgique et de Bruxelles
Trois zones géographiques peuvent être distinguées : la
basse Belgique (moins de 100 m d'altitude), la moyenne Belgique (de 100
à 200 m) et la haute Belgique (de 200 à plus de 500 m).
Le pays jouit d'un climat tempéré océanique caractérisé
par des températures modérées, une forte nébulosité et des pluies
fréquentes et régulières
Histoire
Après le partage de l’Empire de Charlemagne , par
le traité de Verdun ( à la mort de Louis le Pieux en 843) , la Lotharingie
dont la partie nord couvre les territoires occupés actuellement par
les Pays-Bas . La Belgique et le Luxembourg , devient pomme de discorde
entre les deux Francies . A partir de 925 , l’Escaut devient la
frontière officielle entre la future France et la future Allemagne .
Parallèlement à ces évènements intérieurs se déroulent les invasions
normandes .
La Senne ,
petite rivière qui entaille le plateau brabançon , desservait un petit
bourg du nom de Bruocsella . Cette rivière est faite à cet
endroit de multiples bras enserrant une série de petites îles blotties
dans le fond d’une vallée marécageuse .
La Senne
En 979 ,
Charles de France , duc de Basse-Lotharingie , choisit d’élever un
château sur l’île St.-Géry . L’endroit était marécageux et malsain . Un
autre duc bâtit bientôt une nouvelle demeure sur le flanc droit de la
vallée . L’incurie
des rois laissera les gouvernants locaux établir leurs défenses et
conquérir leur indépendance .
Île Saint- Géry
Les Francs vont fortifier leurs villes par des
remparts . La population place ses espoirs de défense dans
l’aristocratie locale . Le lien qui se nouait ainsi fraya le chemin au
futur système féodal. Le duché de
brabant était très prospère et des ouvrages de défense furent établis .
C’est
autour de ces deux noyaux (île St.-Géry et le Coudenberg) que s’élèvera
dès le début du XIIe siècle la première enceinte de Bruxelles . La ville
couvre à cette époque 80 ha. La muraille est pourvue de 40 tours ,de 7
portes et de beaux remparts .
Dans cette
ville , la plupart des maisons sont en bois et le tocsin de l’église
St.-Nicolas sonne à toute volée un soir de 1278 , lorsque s’embrase le
tiers de la ville . Les riches familles patriciennes s’offrent des
maisons de pierre . Ces « steenen » imposants et cossus resteront
inscrits dans la toponymie de Bruxelles avec le Cantersteen et le
Plattesteen . La population s’accroît rapidement et bientôt une partie
des travailleurs vit au-delà des murs , aux alentours des portes de la
ville , exposés à bien des périls . Parmi eux les tisserands qui font la
renommée et la grandeur de l’industrie drapière brabançonne . Ainsi
entreprend-on en 1357 la construction d’une nouvelle enceinte qui
englobera les faubourgs et protègera le cœur de la cité que le progrès
de l’artillerie avaient rendue vulnérable .
Longue de 8
Km. , elle enserre à ce moment 400 ha. Le long de cette nouvelle
muraille vont s’élever sept portes fortifiées . Seule une de ces portes
a survécu , celle de Hal qui a été restaurée de façon fantaisiste en
l’ornant d’échauguettes , de mâchicoulis et d’autres attributs à la
Viollet-Le-Duc.
Bruxelles au 15ème siècle.
C’est à
l’intérieur de cette seconde enceinte que vont s’écouler , jusqu’aux
environs de 1830 , cinq siècles de la vie d’une future capitale .
Au XVème
siècle
et au début du XVIème, on acheva de nombreux monuments civils et religieux
commencés au XIVème. La plupart d ‘entre eux sont en gothique brabançon .
Il y a 170 ans , Bruxelles est encore confinée à
l’intérieur de la petite ceinture et seuls de petit hameaux s’agrippent
aux portes de la vieille cité , le long des chaussées pavées qui les
relient aux villages voisins .
Dix ans
plus tard , des quartiers entiers vont apparaître . Le quartier Léopold
et le quartier Louise (du nom de nos premiers souverains) , le quartier
du Nord , terminus du chemin de fer , déploient leur urbanisme en
damier . Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pentagone des grands
boulevards qui viennent d’être tracés sur l’emplacement des remparts ,
des boulevards rectilignes vont s’appuyer sur les anciennes portes ,
seulement interrompus par des places monumentales et ornées de statues .
1856 , la
population de l’agglomération est de 261.000 habitants .
En 1866 ,
une terrible épidémie de choléra emporte 3.500 Bruxellois . La Senne est
à cette époque une rivière malodorante qui charrie des eaux polluées par
la population toujours grandissante et par l’ industrie . Elle empeste
l’atmosphère et en périodes de crue les eaux s’infiltrent dans les caves
.
Les
réunions du conseil communal de la ville décident son voûtement et le 30
novembre 1871 , le bourgmestre Jules Anspach ouvre la vanne par
laquelle le eaux boueuses de la rivière peuvent désormais s’écouler
dans leur nouveau lit de ciment et de pierre . Bruxelles est désormais
une ville sans cours d’eau . Ce voûtement de la Senne entre les
actuelles gares du Midi et du Nord , fut l’occasion de tracer les larges
boulevards du centre . Jacqmain , Anspach , Lemonnier , sont les noms
des édiles qui ont œuvrés pour cacher la rivière tant honnie .
Dans les
années 1880 se mit en place la seconde ceinture de la capitale . longue
de 22 Km. , elle devait relier les faubourgs . (Lambermont , général
Jacques , etc…) Une série d’axes furent percés entre les deux ceintures
. (rue du Trône , avenue de la Couronne , etc…)