A

Absorption

Absorption sélective

Abstraction
Sans référence à la réalité concrète. Création d’une image abstraite à partir d’un sujet réel ou d’un élément figuratif.

Abstraction chaude

Abstraction-création
Association fondée à Paris en 1931, vouée par définition à l’art abstrait, mais où s’exprimèrent plusieurs peintres (Paalen, Gorky, Seligmann, Vulliamy) qui rejoignirent plus tard le surréalisme. En sorte que certains critiques y virent un des laboratoires « clandestins » de l’expérience picturale surréaliste au coeur des années 1930. Le fondateur de l’association fut Georges Vantongerloo, avec l’aide d’Auguste Herbin. Y prirent part également Arp, Gleizes, Hélion, Kupka.

Abstraction froide

Abstraction géométrique
On dit aussi art abstrait géométrique et, plus familièrement, abstraction froide. L’expression n’a eu cours, en fait, qu’à partir de 1945, pour désigner ce dont beaucoup de peintres abstrait se détournaient alors, au profit d’une expression lyrique. Le géométrisme ne cessa pas d’exister pour autant: il avait d’illustres précurseurs: le néo-plasticisme de Mondrian et le constructivisme russe , et il fut largement représenté au Salon des réalités nouvelles (1946-1957). Cette recherche obstinée sur les lignes, les plans, les couleurs, les formes, était notamment pratiquée par Dewasne, Herbin, Magnelli, Mortensen, Pevsner. Quelque temps occultée par sa concurrence « lyrique », l’abstraction géométrique a paru trouver un second souffle avec les démarches « cinétique » de Vasarely et « spatiodynamique » de Nicolas Schoffer. Le tout débouchant dans les année 1960, sur l’orientation nouvelle apportée par l’Op Art, voire par le minimal Art. Mais il est évident que cette évolution a fini par aboutir fort loin des recherches initiales de Mondrian et des constructivismes.
 
Abstraction lyrique
On dit aussi abstraction chaude, pour bien montrer l’opposition avec le courant géométrique. Le but est de retrouver la spontanéité du geste, de traduire directement sur la toile l’émotion initiale, fut-elle désordonnée. Les « lyriques » s’exprimèrent aussi au Salon des réalités nouvelles de 1946. Mais leur principale manifestation fut l’exposition d »L’Imaginaire de Hartung et de Wols par Georges Mathieu qui est sûrement le représentant le plus connu de cette tendance. Avec lui, citons Atlan, Poliarkoff, Schneider, Soulages et Nicolas de Stael. Après coup, on découvrit des prodromes à ce courant dans certaines oeuvres du premier Kandinsky. Il est d’usage de rattacher à l’abstraction lyrique l’art informel, la peinture gestuelle, le tachisme (dans les années 1950), et même le courant américain de l’Action Painting, bref, tout ce qui relève d’une absolue liberté du langage plastique.
 
Abstrait
Se dit d’une notion de qualité ou de relation considérée par abstraction. Qui repose sur la forme et la couleur plutôt que sur une représentation précise de la réalité.
 
Abstrait (art)
Vaste courant pictural qui couvre tout le Xxe siècle, depuis 1910 jusqu’à nos jours; cubisme, Bauhaus, rayonnisme, constructivisme, De Stilj, Cercle et carré, Abstraction-Création et même malgré son nom l’  « Art concret » zurichois. Participeront plus tard du même registre l’expressionnisme abstrait et/ ou l’Action painting, puis le Minimal Art et le Land Art, les abstractions lyriques et géométrique, l’art conceptuel, Support-Surfaces, etc. À l’origine de tous ces mouvements, qui ont en commun de nier l’espace ordinaire à trois dimensions et d’abolir l’objet, il est d’usage de placer une aquarelle de Kandinsky (vers 1910), puis l’action pionnière et déterminante de Malévitch et de Mondrian.
 
Abstrait-Surréalisme
Groupe formé en 1937 par plusieurs peintres danois, désireux de rendre son importance à l’abstraction sans renoncer pour autant à l’automatisme et à l’onirisme. Volonté de synthèse qui préfigure l’arrivée du mouvement Cobra, une décennie plus tard. Le groupe de Copenhague était né de la scission qui en 1935 avait opposé entre eux les sympathisants danois du surréalisme: deux de la revue Konkretion étaient accusés par les