C

Cache: D’une manière générale le cache est un élément, généralement en papier ou en carton, destiné à dissimuler la partie d’un dessin ou d’un cliché, dont on désire empêcher la couverture lors d’une application, ou la reproduction, lors d’une impression. L’élément est découpé d’après la partie à dissimuler.

Cadmium: En peinture, pigments permanents et éclatants à base de sulfate de cadmium.

Cadrage: (en plongée). Le sujet dessiné se retrouve au dessous de la ligne d’horizon.

Cadre: Entourage d’un dessin ou d’un tableau par une bordure, plus ou moins large et ouvragée, en bois, métal, plâtre., afin d’en améliorer la présentation. En terme d’ornementation et de décoration, entourage complet d’un motif, en forme de bordure. En dessin technique, entourage du dessin sur le bord du papier, avec lequel il forme une marge de quelques centimètres de largeur. Le cadre est en général tracé aux instruments, à l’encre de chine, avec un trait assez épais ou deux à trois traits d’inégale épaisseur.

*Calcaire: (pierre)

Cales:Petites pièces de bois triangulaires enfoncées dans les joints de montage du cadre d’une toile afin d’exercer une tension sur celle-ci, appelées aussi clefs. Les cales sont également des butées de papier ou de carton servant au repérage de l’impression des estampes.

Calque (papier): Papier transparent, ou plus précisément translucide, qui permet, soit la reproduction manuelle d’une figure située sur un autre support et dont on suit le contour avec un crayon, soit la reproduction chimique des dessins par transparence. Il est donc utilisé pour le report d’un autre dessin ou dans le cas d’un dessin qui doit faire l’objet de plusieurs exemplaires (comme dans toutes les techniques industrielles ou architecturales).

Camaïeu: Peinture où l’on n’emploie qu’une couleur avec des tons différents. Par extension, dessin, peinture ou lavis qui utilise les différentes teintes d’une seule couleur ou différents tons d’une couleur donnée. En ce sens, le camaïeu est également nommée peinture en ton sur ton. On utilise souvent, comme couleurs des bistres, des ocres, des sanguines ou des tons verdâtres.

Canon: Ensemble des règles déterminant les proportions de beauté idéale.

Carbone rouge: Papier rouge employé pour le transfert de dessins. Les marques rouges s’effacent facilement.

Carreaux (dessin aux): Procédé de report d’un dessin sur un autre support. Le dessin à reporter est quadrillé de lignes perpendiculaires tracées régulièrement, formant ainsi des carreaux qui servent de repères. Les figures qui se trouvent dans ces carreaux sont reportées sur l’autre support, qui a été préalablement quadrillé de la même manière si la reproduction doit avoir la même dimension, avec des carreaux plus grands s’il s’agit d’un agrandissement ou plus petits s’ils s’agit d’une réduction. On tient compte, pour ce report, de la position de chaque élément du dessin par rapport aux lignes et par rapport à l’emplacement dans chaque carreau. Le dessin aux carreaux se nomme également graticulage ou craticulage.

Cartogravure: Technique qui consiste à recouvrir une surface avec des taches de craies de cire, laquelle sera recouverte d’encre, de gouache ou d’une deuxième couche de craies de cire, pour être ensuite gravée avec un objet pointu.

Carton à cadre: C’est un carton épais, au grain fin, qui existe en différentes couleurs et dont l’envers est généralement blanc. C’est l’un des cartons qui offre la plus belle gamme de couleurs et de teintes. Il constitue un support idéal en dessin, en peinture et en collage puisqu’il ne gondole pas. Il est employé comme matériau en sculpture, entre autres, pour faire des maquettes ou pour réaliser des installations. Il sert aussi, comme son nom l’indique, à faire des encadrements et des montages de travaux destinés à une exposition. Il est parfois possible de se procurer chez les encadreurs les retailles des cartons ayant servi à faire des passe-partout.

Carton-fibre: De type Tentess il est un aggloméré de fibres de bois, épais et assez friable. Il peut servir de support pour la peinture et les collages. Selon l’usage que l’on en fait, il peut être préférable de le couvrir de peinture blanche au latex, sinon il atténue la couleur des matériaux utilisés. Certains carreaux à plafond, fabriqués de carton-fibre, peuvent être récupérés comme supports rigides et également couverts de latex blanc. Si ces carreaux sont munis de languettes destinées à leur assemblage, on peut les découper à l’aide d’un couteau.

Carton mince: À un ou deux plis, ils convient à de multiples usages. Le carton mince de type Mayfair et le carton bristol en sont des exemples. Le carton mince existe en différentes couleurs et en différents finis. l’emploie comme support, dans les réalisations à deux dimensions, pour le dessin, la peinture, l’impression. On l’emploie aussi comme matériau, en assemblage et en façonnage, dans la fabrication d’objets légers à trois dimensions comme les mobiles.

Carton ondulé: Il est constitué de plusieurs couches de papier dont l’une est ondulée. Il est construit principalement de deux façons: avec une face ondulée et une face lisse ou avec deux faces lisses enserrant une couche ondulée. Le premier existe en couleur naturelle ou en différentes couleurs. Il se roule facilement et sa face lisse est très souvent quadrillée pour faciliter le découpage. Le second, plus rigide, ne se roule pas. Le carton ondulé peut servir de support pour le dessin, la peinture et le collage. Il peut aussi être utilisé comme matériau en collage et en sculpture. Il convient particulièrement bien à la création d’objets de volume important.

Caséine: Protéine du lait obtenue par coagulation du lait écrémé par la présure; séchée et mélangée à un acide, elle est employée comme liant dans la peinture.

Catalyse: Action par laquelle une substance accélère une réaction chimique, par sa seule présence, sans subir elle-même de transformation chimique. L’oeuf catalysera l’émulsion de l’eau et de l’huile en peinture.

Cavalière (vue)Consiste à représenter des villes ou des monuments comme vue d’un lieu élevé.

Carmin: C’est par la décoction d’une cochenille qu’on obtient cette couleur rouge.

*Céruse:

Champ: (visuel). Secteur où se retrouvent tout les éléments dessinés.

Charge: Substance ajoutée au pigment pour augmenter sa masse; on la trouve surtout dans des couleurs de qualité inférieure.

Chaux vive: Oxyde de calcium obtenu par la calcination de pierres à chaux

Chevaucher: Empiéter l’une ou l’autre, recouvrir en partie.

Chiaroscuro: En peinture, opposition prononcée de lumière et d’ombre.

Cerne-couleur: C’est une peinture qui, une fois sèche, imite l’aspect et la couleur du plomb. On l’utilise dans la technique de l’émail à vitrail pour cerner les couleurs, ce qui donne l’illusion de soudure de plomb. On l’appelle aussi plomb liquide. Le cerne-couleur existe également dans les couleurs or et argent. On le trouve en tube ou en bouteille à bec verseur.

Chef d’oeuvre:

Chevalet: Les peintres ont souvent recours à ce trépied pour poser leur toile. La peinture de chevalet désigne les oeuvres qui ne sont ni murales ni monumentales.

Chlorophylle: Pigment vert d’origine végétale.

Cimaise: Ce bandeau de moulure marquait la hauteur idéale pour accrocher un tableau, d’où l’expression aujourd’hui délaissée: « Avoir les honneurs de la cimaise ».

Cire: Substance animale ou végétale (voir aussi encaustique).

Clair-obscur: Équilibre entre la lumière et l’ombre dans le tableau pour créer le volume et le modelé. Traitement particulier des ombres et de la lumière. Le Caravage, Rembrandt et plusieurs artistes de la Renaissance sont reconnus pour leur maîtrise de cette technique.

Claire-voie: Oeuvre à trois dimensions comportant des vides, des jours.

Cobalt: Métal dur, blanc gris, dont on dérive une série de pigments.

*Cochenille:

Collage: La technique constitue à coller sur un support des éléments divers: papier peint, journal, photo, plume... Inventé par les cubistes, le collage fut très utilisé par les surréalistes.

Colle acrylique: Est une colle liquide que l’on applique à la brosse. On l’emploie parfois comme matériau pour vernir ou donner un fini plastifié à un modelage ou à un collage terminé. Selon la composition de la colle, le fini sera alors mat, satiné ou brillant. Il est important de nettoyer la brosse immédiatement après usage, sinon celle-ci ne sera plus récupérable après quelques heures. Il existe aussi un médium pour peinture acrylique pouvant être utilisé comme colle ou comme vernis. Ce médium, communément appelé « colle polymère » parce qu’il est composé de polymère acrylique, donne des résultats équivalents à ceux de la colle acrylique

Colle à menuiserie: Est une colle liquide blanche. Elle existe sous cette appellation dans différentes marques de commerce. C’est une colle à base de résine, résistante à l’eau, conçue pour coller le papier, les fibres, le plastiques, le cuir, le bois. On l’applique à la brosse ou directement avec le bec du flacon

Colle à papier peint: Est une colle en poudre à base de cellulose, mais elle ne se conserve pas longtemps à cause de sa composition. Elle est idéale pour le modelage de papier mâché, car les pièces ainsi réalisées sont plus rigides que celles fabriquées avec d’autres colles.

Colle caoutchouc: Est une colle liquide qui présente différents avantages. Elle colle rapidement, est propre, incolore et ne tache pas. De plus, comme il n’entre pas d’eau dans sa composition, le support qui la reçoit ne gondole jamais. Le surplus de colle s’enlève facilement avec les doigts ou avec une gomme à effacer, ou encore avec une boulette de cette colle séchée, nommée « singe ». Lorsqu’elle épaissit, on la dilué avec un peu de solvant pour colle caoutchouc. Elle s’étale avec un pinceau généralement fixé au couvercle du contenant. Les émanations qu’elle produit sont fortes et nocives, on doit l’utiliser dans un local bien aéré.

Collectif: Exécution d’un travail en équipe.

Colle de peau: Apprêt à base de peau de lapin de très haute qualité.

Colle en bâton: Elle a l’avantage de s’appliquer directement par frottement et de sécher rapidement. On l’utilise le plus souvent pour coller des papiers minces ou des matériaux légers. Il faut toujours prendre soin de bien remettre le bouchon sur le tube, immédiatement après usage, afin de l’empêcher de sécher.

Colle en poudre: Colle à base de cellulose du genre Pritt, elle se dissout facilement dans l’eau tiède. Inodore, incolore et non toxique, elle offre l’avantage de se conserver indéfiniment une fois mélangée. Elle s’applique à la brosse ou à la brosse de caoutchouc mousse et comme elle ne coûte pas cher, elle est fréquemment employée. Elle convient bien à la fabrication du papier mâché.

Colliger: Réunir en une collection.

Colombin: Petit cylindre de terre ou de pâte à modeler servant dans l’exécution d’une pièce de modelage

Colorfield: Le mot signifie « champ de couleur » et fut lancé en 1962 par un critique américain, Clément Greenberg, pour désigner ceux des représentants de l’expressionnisme abstrait, Mark Rothko par exemple, qui tendaient à privilégier la couleur par rapport à la touche. Privilège d’autant plus marqué que le peintre se limite à un petit nombre de couleurs, de manière à leur conférer un maximum d’intensité. Le terme ne désigne donc pas un sous-groupe mais un des visage del’Abstract Expressionnism.

Coloriste:

complémentaires:(couleurs) Couples de couleurs composées d’une couleur primaire et d’une couleur secondaire qui ne contient pas de couleur primaire (rouge et vert, bleu et orangé, jaune et violet).

Composite: Se dit d’un tableau où cohabitent deux ou plusieurs types de peinture.

Composition: Action de composer une oeuvre intellectuelle, artistique.

Computer art: Les résistances au concept de l’ « art par ordinateur » furent longtemps très fortes. On l’envisagea pourtant dès les années 1950: le premier dessin par ordinateur, dû à Herbert Franke, remonte à 1956. Mais c’est dans les années 1960 que l’idée se développa aux États-Unis et en Europe,notamment dans le cadre de la «  Computer art society » qui organisa l’exposition « Event One » à Londres en 1969. L’ordinateur est-il un simple outil, permettant la simulation ou l’exploration de la créativité? Ou bien doit-il être élevé à la dignité de producteur d’un art nouveau? On en a débattu longuement, et d’innombrables recherches se prolongent aujourd’hui encore en tous pays. Sans chercher à les recenser toutes, bornons-nous à souligner le pouvoir d’interactivité du Computer art, qui le rend proche d’art Langage et lui permet d’établir une relation fructueuse avec l’art conceptuel.

Concentrique: Qui a un même centre, en parlant de courbes, de cercles, de sphères.

Conception:

Congrès:Les vastes rassemblements qu’on appelle ainsi ne sont évidemment pas assimilables à des mouvements artistiques, mais ils ont parfois un rôle déterminants dans l’évolution et la survie de groupes.

Consistance: État de la peinture lorsque celle-ci est épaisse, pâteuse.

Contour: Un volume a toujours une limite qui se traduit par le contour. Le contour d’un volume n’est pas toujours net, linéaire, continu; il est parfois flou, imperceptible, diffus. Le tracé du contour apparent qui limite la silhouette ne suffit pas à exprimer le volume; il est souvent nécessaire de faire appel aux valeurs.

Contrapposto: Ce déhanchement du modèle représenté caractérise les styles qui ne répondent pas aux règles classiques de la frontalité: maniérisme, baroque...

Contraste: Opposition de deux éléments que l’on fait ressortir.

Contrastes: (colorés).Notion basée sur la sensation de la température, tantôt froide, tantôt chaude, qui ressort d’une ou de plusieurs couleurs selon son environnement.

Contraste chaud-froid: Consiste à opposer des couleurs chaudes et des couleurs froides de même valeurs.

Contraste clair-obscur: Le contraste le plus intense que l’on peut produire en clair-obscur s’obtient par l’opposition de noir et du blanc purs. Le ton le plus noir serait le velours noir alors que le sulfate de baryte donnerait le blanc le plus pur. Il y a par ailleurs entre le noir et le blanc une infinité de tons gris. Il est également possible d’obtenir un contraste clair-obscur en opposant les différentes valeurs d’une même couleur.

Contraste de la couleur en soi: S’obtient par l’association de couleurs différentes. Les couleurs primaires sont celles qui produisent les contrastes les plus forts. Cette association contribue à créer des contrastes francs, puissants et nets. Dans l’emploi de couleurs pures, plus on s’éloigne des primaires, plus la force expressive des contrastes diminue.

Contraste simultané: Résulte du phénomène physiologique qui fait que l’oeil, en présence d’une couleur, recherche immédiatement sa complémentaire et la produit elle-même si elle ne lui est pas fournie. Ce contraste n’existe pas comme tel dans une oeuvre: c’est l’oeil de l’observateur qui le créer.

Contraste de qualité: On appelle contraste de qualité une façon de jouer avec la pureté et la clarté des couleurs. Ce contraste s’obtient en utilisant des couleurs pures de valeurs opposées. On remarque qu’une couleur peut paraître lumineuse en présence d’une autre couleur terne et terne en présence d’une couleur plus lumineuse qu’elle.

Contraste de quantité:    Oppose    deux ou plusieurs couleurs dans un rapport de grandeur et tient compte le plus souvent du degré de clarté et de luminosité de la couleur, et de l’espace occupé par celle-ci. Par exemple, on peut faire ressortir la petitesse d’une tache de couleur, si on la place, en contraste, sur une surface colorée beaucoup plus grande. Plus grande sera la surface, plus petite paraîtra la tache.

Copal: Résine fournie par des arbres tropicaux, utilisée dans la fabrication de vernis

Copy art: En France, on parle plus volontiers d’électrographie. L’utilisation des copieurs électrostatiques à des fins artistiques ne s’est développée en Europe que dans les années 1980, alors qu’elle était pratiquée aux États-Unis depuis les années 1960 sous le nom de xérographie (tiré de celui de Rank Xerox). On avait très vite découvert que la photocopie favorisait notamment le recours aux « collages ». L’apparition de la couleur en 1980 provoqua un bond en avant de ce type de recherches. De nombreux artistes s’y employèrent, ou y trouvèrent un renouveau d’inspiration. En particulier, pour la France, Daniel Cabanis, James Durand, Wilfrid Rouff, Jean Mathiaut. Parmi les multiples expositions alors organisées, on retiendra surtout celle du Centre Pompidou, « Photocopier n’est pas copier », en 1986. Par la suite et après cette flambée, il y eut un banal phénomène de retombée: les artistes s’intéressant désormais davantage aux riches possibilités offertes par le Computer art.

Corde à vadrouille: Est une grande corde épaisse, constituée de plusieurs fils plus ou moins torsadés. Elle se manipule facilement et, grâce à sa grosseur, convient bien au collage et à l’assemblage.

*Corrélation: (spatiale)

Côté: En dessin, l’endroit où deux éléments se rencontrent (par exemple, l’endroit où le sol et le ciel se rencontrent); la ligne de séparation entre deux formes ou entre une forme et un espace.

Couche de fond: Apprêt qui permet de préparer une surface pour l’application de la peinture.

Couleur amie: Qui s’harmonisent entre elles. Pris parfois dans le sens de complémentaire.

Couleur blanche ou neutre: En physique, celle qui résulte du mélange optique des couleurs primaires, par exemple avec le disque de Newton, peint avec chaque couleur du spectre qui, en tournant, provoque la sensation de ne plus être coloré. La couleur blanche ne doit pas être confondue avec la lumière blanche (qui est celle du soleil) qui contient, en superposition, toutes les couleurs du spectre.

Couleur brillante: Qui reflète la lumière, au contraire des couleurs mates.

Couleur brisée: Peinture appliquée pure, sans être préalablement mélangée. La couleur brisée permet généralement à la couleur sous-jacente de paraître.

Couleur de base: L’une des trois couleurs utilisées en trichromie pour obtenir par superposition, juxtaposition ou plus difficilement par mélange, toutes les autres couleurs, les trois couleurs de base sont le jaune, le rouge magenta et le cyan (bleu vert).

Couleur changeante: Couleur d’aspect différent selon la position de l’objet par rapport à la lumière; par exemple couleur d’une étoffe moirée ou des plumes d’un oiseau.

Couleur chaude: Qui se retrouve, dans le spectre ou dans la gamme des couleurs, du côté du jaune et du rouge, par opposition à couleur froide (couleur saillante).

Couleur claire: Qui se trouve du côté du blanc ou des couleurs claires de la gamme (jaune par exemple).

Couleur complémentaire: En physique des couleurs, celle qui, par le mélange des rayons lumineux qui la composent et d’une couleur primaire, donne la lumière blanche. En terme de peinture le jaune est complémentaire du violet, le bleu du rouge et l’orange du vert. On dit aussi que ces couleurs sont contrastées.

Couleur composée: Constituée avec plusieurs pigments.

Couleur contrastée: Absolument, une couleur donnée et sa complémentaire. Plus généralement, couleurs qui, étant éloignées l’une de l’autre sur le spectre de la gamme, s’opposent comme le blanc et le noir ou jaune clair et bleu foncé. Qui s’opposent par leur intensité.

Couleur conventionnelle: Qui a été choisie par convention pour représenter tel objet.

Couleur couvrante: Dont l’application permet de dissimuler les dessous ou de recouvrir une grande surface.

Couleur d’accompagnement: En dessin publicitaire et en imprimerie, couleur placée à côté ou sous un texte pour faire ressortir celui-ci et l’agrémenter.

Couleurs de terre: Pigments à base de minéraux inertes tels que les ocres, les siennes et les ombres.

Couleur exaltée: Qui est renforcée par sa proximité avec une complémentaire.

Couleur faible: De peu d’intensité.

Couleur fixe: Synonyme de couleur permanente. Qui ne change pas sous l’influence prolongée de la lumière.

Couleur foncée: Qui se trouve du côté du noir ou des couleurs les plus foncées de la gamme.

Couleur fondamentale: (Primaire, génératrice): En terme de peinture, au sens général et sans en préciser la nuance, bleu ou jaune ou rouge.

Couleur fraîche: qui n’a pas été assombrie par opposition à couleur sale.

Couleur froide: Qui se trouve, dans le spectre ou dans la gamme, du côté du bleu et du vert; opposée à couleur chaude.

Couleur fuyante: Couleur qui paraît fuir par rapport aux couleurs saillantes; c’est le bleu, le vert, le violet pure.

Couleur générale: Tonalité générale qui ressort d’une oeuvre si on examine celle-ci d’assez loin. On dit aussi ton général.

Couleur graduée: Par opposition à couleur plate, qui n’est pas uniforme mais contient dans son application plusieurs tons de la même couleur.

Couleur grisée ou rabattue: À laquelle on a ajouté du noir. Ne doit pas être confondue avec couleur rompue, ni avec couleur foncée.

Couleur inaltérable: Qui ne change pas sous l’action de la lumière ou de l’humidité. On dit aussi couleur fixe

Couleur indélébile: Dont la qualité ne peut être détruire par l’action d’un agent extérieur. Généralement, qui est surtout insensible à l’eau après séchage.

Couleur intense: La plus forte, dans la gamme, d’une couleur donnée.

Couleurs juxtaposées: Qui sont placées l’une à côté de l’autre.

Couleur lavée: Qui est affaiblie par dilution sur fond blanc ou adjonction de blanc. Opposée à pure.

Couleur légère: Qui est, dans une gamme, du côté du blanc, par opposition à couleur pesante. Les couleurs légères comprennent les bleus clairs.

Couleur liturgique: Celles qui, dans la liturgie religieuse, ont une signification particulière.

Couleur locale: Celle qui est propre à l’objet. Par opposition à la couleur due aux reflets et à l’éclairage.

Couleur lumineuse: Qui a une qualité de luminosité remarquable.

Couleur mate: Dont l’aspect extérieur ne reflète pas la lumière. Opposée à brillante. Ne doit pas être confondue avec couleur couvrante, ni avec couleur opaque.

Couleurs matrices: Teintures mères, en teinturerie, desquelles toutes les autres dérivent.

Couleurs mélangées: Qui par leur mélange, donnent des teintes nouvelles.

Couleur naturelle: En peinture, couleur fabriquée avec des colorants naturels et non par mélange.

Couleur noyée: Qui se nuance par adjonction d’une faible quantité d’une autre couleur. Opposée à couleur pure. Ne doit pas être confondue avec couleur lavée.

Couleur opaque: Qui dissimule le support ou la couche qui lui est inférieure, par son application. Opposée à couleur transparente.

Couleur pâle: À la fois lavée et claire.

Couleur primaire: En physique de la couleur, l’une ou l’autre des trois teintes de bleue, verte, rouge qui optiquement mélangées reforment la lumière ou la couleur blanche et avec lesquelles on peut par synthès additive, composer toutes les autres couleurs.

Couleur primitive: Qui appartient au spectre solaire.

Couleur proéminente: Couleur qui semble ressortir de son entourage, à cause de sa teinte ou de son intensité.

Couleur profonde: À la fois pure et foncée.

Couleur propre ou vraie couleur: qui existe réellement sur chaque détail de l’objet. On dit couleur locale pour caractériser la couleur propre générale d’un objet ou d’un ensemble d’objets. La couleur propre est relative à la lumière qui éclaire l’objet.

Couleur pure: En physique, celle du spectre. Synonyme de saturée ou primite et opposée à lavée. En peinture, couleur issue d’un colorant unique, sans mélange. Synonyme de couleur naturelle.

Couleur rabattue ou grisée: À laquelle on a ajouté du noir. À ne pas confondre avec couleur rompue. D’une manière absolue, à la fois lavée et foncée.

Couleur résultante: Qui résulte optiquement de la juxtaposition et deux couleurs complémentaires.

Couleur rompue ou cassée: En terme de peinture, couleur fondamentale affaiblie par adjonction d’une couleur secondaire afin d’en atténuer la vivacité. Se dit également d’une couleur secondaire affaiblie par une tertiaire.

Couleur saillante: Qui paraît avancer par rapport aux couleurs fuyantes. Les saillantes sont le jaune, l’orange et le rouge.

Couleur sale: Qui a été assombrie ou salie, par opposition à couleur fraîche.

Couleur saturée: Couleur d’un grand degré de pureté. On évalue le degré de saturation en comparant l’échantillon avec une surface sans couleur d’égale intensité.

Couleur secondaire (binaire, composite ou dérivée): En terme de peinture, qui résulte d’un mélange de deux couleurs primaires.

Couleur simple: Constituée par un seul pigment, par opposition à couleur composée. Couleur extraite des végétaux et qui ne supporte pas le feu.

Couleur sombre: Couleur obscurcie par le noir ou se trouvant du côté du noir dans la gamme. Opposée à couleur claire.

Couleur spectrale: Celle qui se trouve dans le spectre solaire. Synonyme de couleur primitive.

Couleurs superposées: Qui, grâce à leur superposition, constituent par transparence une teinte nouvelle.

Couleurs symboliques: Qui sont censées correspondre à une signification de caractère psychologique, par exemple: rouge= passion. Ne doivent pas être confondue avec l’influence psychologique des couleurs qui peut être observée expérimentalement, par exemple: le bleu favorise le repos.

Couleur tertiaire ou mélange double: Qui résulte du mélange de couleurs secondaires entre elles.

Couleur transparente: Couleur peu opaque, laissant voir, par transparence, la couche ou le fond situé en dessous.

Couleur vive: À la fois pure et claire.

Coulis: Enduit que l’on pose entre les joints des carrelages.

Courant:

Couteau à palette: Spatule de largeur variable servant à l’application de la peinture.

Culture:

Crachis: Procédé d’application de l’encre ou de la peinture par projection sous forme de fines éclaboussures. On frotte une petite brosse, trempée dans l’encre ou la peinture sur une grille ou un peigne, près du papier. Synonyme: à la bruine.

Créativité: Aptitude à trouver de nouvelles solutions à un problème ou des modes originaux d’expression; le fait de donner naissance à un élément nouveau pour l’individu.

Crète: Au contraire de l’Égypte et de la Mésopotamie, les peuples de la mer Égée ne sont pas obsédés par l’au-delà. Ils sont avant tout des commerçants et des industriels, et lorsqu’ils demandent à la peinture d’exprimer leur sentiment, elle ne laisse pas de place aux dieux.

Croquis: Esquisse rapide, le plus souvent fait à la plume ou au crayon

Craie: Bâton de roche sédimentaire, tendre, généralement de couleur blanche. Par analogie, bâtons de fusain, de pastel et de sanguine utilisés en dessin.

Craie de Sibérie: C’est un produit du charbon de bois. Elle contient du charbon de bois et de l’argile finement pulvérisés. On ajoute de l’eau pour obtenir une pâte qui est ensuite façonnée en bâtonnets et mise à cuire. La cuisson permet d’obtenir divers degrés de dureté. Ce procédé de fabrication permet d’obtenir une craie noire, d’un ton plus profond que le charbon de bois à l’état naturel, et d’une substance plus stable que celui-ci. La craie de Sibérie est d’un emploi aisé. On l’utilise comme un matériau à dessin à part entière ou en combinaison avec le fusain et avec des types de crayons tendres. On peut aussi la travailler avec de l’eau, un procédé qui crée des nuances douces, fondues. La craie de Sibérie n’est pas grasse.

Crayons aquarelle: Se présentent sous différentes formes. Il peut s’agir d’un bâtonnet tendre, comparable au crayon de cire ou de pastel gras. Il est alors, le plus souvent, protégé par une gaine de plastique ou de papier. Il peut s’agir également d’un crayon à mine tendre, recouvert d’une gaine de bois, ressemblant aux crayons de couleur en bois. L’un et l’autre se retrouvent en différentes couleurs hydrosolubles. Il existe aussi un crayon graphite aquarelle dont la mine, noire, peut être plus ou moins dure. Le papier aquarelle est celui qui lui convient le mieux, mais on peut aussi l’utiliser sur d’autres sortes de papiers et de cartons.

Crayons de cire: Existent en différentes couleurs et différents formats. Leurs couleurs, assez brillantes, sont légèrement translucides. Les crayons foncés sont plus tendres que les pâles parce que leur teneur en cire est plus importante. Ils couvrent donc mieux le support choisi. Les crayons de cire s’utilisent comme tels ou encore peuvent être fondus, et leur cire appliquée de plusieurs manières dans des procédés de peinture et d’impression. Les supports lisses ou rigueux (tissu, papier glacé, papier d’éméri, etc) leur conviennent bien.

Crayons feutres: Sont constitués d’un réservoir d’encre et d’une pointe de feutre ou de matière synthétique. On en trouve une très grande variété: à pointes de différentes grosseurs; à base d’eau ou d’alcool; à encre délébile ou indélébile; rechargeables ou non rechargeable; travaersant ou non le papier; toxiques ou non toxiques. Il existe même un feutre à pointe blanche qui permet d’effacer les traces des autres feutres.

Crayons pour acétate: Sont des crayons de feutres de différentes couleurs spécialement conçus pour dessiner, sur feuille d’acétate, des éléments destinés à être projetés, un décor de scène, par exemple. Ils contiennent de l’encre indélébile ou hydrosoluble, et leurs pointes sont de grosseurs variées.

Créneaux: Encoches rectangulaires et successives créant un motif par le jeu des pleins et des vides.

Croquis:

Cubisme: Mouvement essentiellement plastique, qui exerça au début du XXe siècle une influence prodigieuse sur la peinture contemporaine on en rapporte souvent la naissance aux célèbres Demoiselles d’Avignon (1906-1907) de Picasso, chez qui la conception même des volumes et de l’espace était soudain bouleversée, remodelée. Mais le mot même de cubisme aurait été lancé en 1908 par le critique Louis Vauxcelles, après qu’il eut entendu Matisse parler de « petits cubes » devant une toile de Braque.

Culves: