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Situation géographique.

     

Origine des Incas.

Cette civilisation a laissé de nombreux traces, des vestiges et également beaucoup de mystère... (Comment se fait-il que les pyramides de l'Amérique centrale se trouvent quasiment sur le même parallèle que les pyramides d'Égypte ?)

La légende dit que les Incas descendent de Manco Capac et de Mama Ocllo, envoyés par Inti ( le dieu Soleil) , pour civiliser le genre humain. Le couple surgit du lac Titicaca, un bâton d’or à la main, et chercha un lieu fertile où ce bâton s’enfoncerait aisément. Ainsi Cuzco a vu le jour vers 1200. Manco Capac initia les hommes à la culture de la terre et Mama Ocllo enseigna l’art du tissage aux femmes.

  Manco Capac

A l'origine, ils ne faisaient partie que de l'une des nombreuses tribus peuplant le Pérou. Après la chute des Empires Huari et de Tiahunaco ( 1000 après J.C), ils se regroupèrent en confédérations ou en royaumes. Ils se développèrent et entretirent un état de conflit de guerre locales quasi permanent dans les Andes centrales.

S'associèrent à trois peuples voisins afin de former la confédération de Cuzco; dont ils prirent le pouvoir pour devenir l'une des plus grande puissance du sud du Pérou. Ce pouvoir s'accentua jusqu'au début du XVème siècle, mais ne parvint pas à contenir l'expansion d'un autre peuple de la Cordillère des Andes les Chancas. En 1438, les Chancas établirent leur domination sur les Quechuas (groupe établi entre les Chancas et les Incas) et tentèrent d'envahir la vallée de Cuzco. Devant la menace le roi Viracocha s'enfuit avec un de ses fils; c'est un autre de ses fils Cusi Yuqanqui qui rassembla les troupes Incas et réussit à vaincre les envahisseurs. Il s'empara dès lors du pouvoir, se fit proclamer Inca sous le nom de Pachacutec ( Le réformateur du monde) envahit le territoire Chancas, puis les Collas du bassin du Titicaca. Son Empire ne cessait de progresser et devint l'une des plus grande puissance des Andes.

De 1438 à 1471, l'Empire s'étendit en développant une politique souvent présentée comme l'accomplissement du destin civilisateur des Incas. Les diverses conquêtes se firent soit au prix de guerres sanglantes ou par des alliances obtenues sous la menace ou la diplomatie. Les chefs des autres peuples préféraient se rendre de leur plein gré dans l'Empire Inca plutôt qu'être capturés, dépossédés ou tués car les troupes Incas étaient réputées comme invincibles.

En 1471, le fils de Yuqanqui succéda à son père, Tupac resta fidèle aux volontés d'expansion de son père... Il étendit son pouvoir sur la presque totalité de l'Équateur actuel, toute la côte jusqu'à Lima et recula les frontières jusqu'en plein territoire Chilien. Son successeur Huayana Capac, consolida ce vaste Empire et mourut en 1527, l'année ou l'espagnol Francisco Pizarro débarqua pour la première fois à Tumbes, découvrant le royaume des Incas. A la mort de Huayna Capac, surgit une guerre de succession entre ses deux fils, Huascar et Atahualpa,qui mena le Pérou à une grave crise intérieure.

Huayna Capac     Atahualpa    Pizarro

Atahualpa venait de prendre le pouvoir quand le 15 novembre 1552, Pizarro et ses hommes capturèrent l'Inca Atahualpa lors d'un guet- apens. La défaite de ses armées et sa mise à mort moins d'un an plus tard, le 29 août 1553 provoqua l'écroulement définitif de l'Empire Inca, malgré les diverses tentatives de se révolter contre la domination espagnole. En 1572; le vice- roi Francisco de Toledo fit exécuter Tupac Amaru, le fils du dernier souverain Inca, la toute puissance Inca ne se relèvera plus...

LA SOCIÉTÉ INCA

Était très hiérarchisée. Très peu appartenaient à l'ethnie Inca, la plupart venait de groupes ou cultures et origines diverses; intégrés à l'Empire au XVème siècle. La population Inca fut estimée à environ 6 millions lors de la conquête espagnole.

Au sommet sociopolitique se trouve le souverain, le Sapa Inca " Seul Inca", fils du soleil régnant en maître absolu. L'élite dirigeante provenait principalement de lignage des souverains antérieurs, les Panaqas, qui gravitaient autour de l'Empereur. les Chefs locaux; Curacas exerçaient aussi leur autorité, tout en restant fidèle et en se soumettant à la tutelle du souverain.

La classe populaire représentait la richesse principale de l'empire. Tous les sujets adultes et valides devaient fournir des prestations de travail pour l'État ( agriculture, artisanal...) dont le bénéfice allait à l'État qui ne percevait aucun impôts, ni tributs sous forme de biens. Ces classes se composaient des paysans, des agriculteurs et des pasteurs de la côte et des montagnes. Le long de la côte; on retrouve d'autres classes, les artisans, les pêcheurs et les marins.

Au bas de l'échelle sociale se trouvent les Pinas, ils ne figurent pas dans l'organisation hiérarchique officielle, ce sont les prisonniers de guerre (fonction et statut imprécis).

Les femmes; il existait des catégories strictement féminines; les Mamaconas et les Aqllas ( souvent appelées "femmes choisies"). Les femmes de la noblesse étaient désignées pour les fonctions du culte, celles d'une très grande beauté étaient choisies pour devenir les épouses secondaires de l'Inca ou des chefs militaires; les autres étaient offertes comme épouses par le roi aux chefs de rang inférieur. Certaines femmes étaient servantes pour la cour impériale, le clergé et le culte...

ORGANISATION SOCIALE

La domination Inca s'appuie sur la division de l'Empire en petites communautés, les Ayllu, composées d'un groupe familial ayant un ancêtre commun. Les Ayllu regroupés étaient subdivisées en deux moitiés, Hanan- Saya ( moitié d'en haut) et Hurin- Saya ( moitié d'en bas). Division à la fois sociale et religieuse qui se perpétue encore de nos jours sans pouvoir en élucider la cause!

La Ayllu étaient très actifs dans les domaines de l'élevage et l'agriculture. ils fertilisèrent des terres grâce à un apport massif de guano et à l'aménagement d'un immense réseau de canaux d'irrigation.

L'extension de l'agriculture Incas, dut susciter d'énormes travaux , car l'on sait qu'ils ignoraient la roue et les outils en fer!

Le lama était l'unique bête de somme, leur nourriture suivant les régions était, la pomme de terre, le maïs, le riz des montagnes, le manioc, les haricots ,la patate douce, les fèves, les tomates, les courges et les piments

L'Inca exerçait un contrôle rigoureux sur l'élevage et les produits de la terre, ils étaient distribués après le prélèvement des parts pour le souverain, aux seigneurs, au dieu Soleil et aux greniers de l'État, "Tampu", qui constituaient à la fois les stocks d'une intendance militaire et des réserves en cas de famine.

L'Inca imposait également sa loi sur le commerce, peu développé. L'or et l'argent ne possédaient de valeur qu'en tant que matériaux réservés à la fabrication des ornements et d' objets rituels. Pour compter, les Incas, ignorant l'écriture et la monnaie, utilisaient "le quipu", sorte de corde à nœuds dont l'usage était basé sur la numérotation décimale.

LA RELIGION

Tenait une place primordiale dans la culture Inca; c'est le culte du soleil.

Le soleil Inti apparaît comme la divinité principale, le culte qui lui était voué le distinguait des autres puissances divines traditionnellement vénérées dans les Andes par le fait qu'il était étendu à tout l'Empire.

Pachacamac était l'un des principaux lieux de cérémonie de la côte centrale du Pérou, où des monuments étaient érigés à la gloire du dieu Soleil. Sa représentation, le punchao, consistait en une statue en or de forme humaine, surmontée d'un disque en or, et conservée à Cuzco dans le Coricancha, le célèbre temple du Soleil, qu'aucun autre édifice religieux Inca ne surpassa en force majestueuse. Une importante fête, l'Inti Raymi, fixée au solstice de juin, était dédiée au dieu et constituait l'une des principales dates du calendrier inca.  

Calendrier Inca.

Le culte rendu à l'Inti, dieu du Soleil et fondateur de la dynastie, se confondit très vite avec celui de l'Inca lui-même. La construction de temples en l'honneur d'Inti revêtait un caractère politique et religieux. Outre les pratiques naturistes, fétichistes et animistes des peuples sous domination Inca, elle permettait de renforcer l'unité du royaume.

L'influence croissante des religieux sur les affaires de l'État n'est sans doute pas étrangère à la décision de l'Inca Pachacutec d'instaurer, parallèlement au culte du Soleil, un autre culte, celui de Viracocha "le Créateur".

La divinité solaire fut reléguée au rang de simple créature engendrée par l'Être Suprême. Viracocha créa d'abord le ciel et la terre peuplée d'une humanité vivant dans les ténèbres. Pour l'expiation d'une faute, il métamorphosa les premiers hommes en statues de pierre. Dans une seconde manifestation, le dieu, sorti du lac Titicaca, inventa le Soleil, la Lumière, la Lune et les Étoiles et sculpta dans le roc les ancêtres du genre humain, donnant à chacun une portion de territoire où il devait se rendre. Son œuvre achevée, l'Être suprême, ayant jeté son manteau à la surface de la mer, s'éloigna en direction du soleil couchant. Les plus graves défectuosités de la nature s'expliquent par la présence d'un personnage maléfique aux côtés du dieu.

L'Être suprême relevait d'une théologie qui concernait avant tout le clergé, les seigneurs et l'entourage immédiat de l'Inca. Par ailleurs, un culte particulier était rendu à la Lune "Killa", considérée comme sœur et épouse du Soleil, et à des constellations comme les Pléiades, et des phénomènes tels que le tonnerre, l'éclair "Illapa", ou la foudre étaient également des divinités honorées.  

La terre "Pacha Mama", participait au monde religieux ( offrandes à la terre nourricière), il existait une vénération particulière pour les éléments naturels, étranges ou remarquables. Des rochers ou des grottes, considérés comme sacrés et désignés sous le terme général de huacas, faisaient l'objet d'un culte religieux, de même que certaines montagnes, les apus. De nos jours, ces croyances traditionnelles, mêlées à la religion chrétienne, sont encore vivaces chez les populations andines.  

 Dans la vie quotidienne inca, une grande place était réservée aux fêtes religieuses. Les plus importantes célébraient le retour d'un événement capital: solstice, moisson, récolte, etc. Certaines dont celles qui accompagnant l'intronisation d'un nouvel Inca, impliquaient des sacrifices humains. S'ils ne revêtaient pas l'ampleur atroce des sacrifices aztèques, ils n'en consistaient pas moins à immoler des enfants en bas âge et des jeunes filles. On choisissait un certain nombre d'entre elles parmi les aclla-cuna (femmes choisies), autrement dit les «Vierges du soleil», qui, enlevées dès l'enfance à leur famille, vivaient enfermées dans des couvents ( le plus célèbre est celui de Cuzco), abritant près de quinze cents femmes. Là, sous l'autorité des plus anciennes (les mama-aclla), celles qui ne devenaient pas les concubines de l'Inca étaient occupées au tissage des vêtements de cérémonie ou au brassage d'une sorte de bière à base de maïs, la chicha.  

Le pouvoir et la religion étaient étroitement liés. Si l'ethnie se rattachait au dieu Soleil par son mythe d'origine, les derniers souverains incas finirent par être perçus comme son incarnation sur la Terre, associant ainsi la religion officielle au projet politique de l'Empire. Le respect des morts ainsi que les rites rendus aux souverains défunts étaient très importants. Les momies des empereurs étaient placées dans le Coricancha, auprès de l'image du Soleil. Le lignage de chaque souverain défunt était tenu d'assurer les rites, et, tous les ans en novembre, le jour d'ayarmaca, jour du culte des morts, les momies étaient sorties en procession sur des litières portées à bras dans les rues de la capitale.  

Les Incas surent ménager les croyances religieuses propres aux groupes culturels intégrés à l'Empire et laissèrent survivre des religions,des cultes aux côtés de la religion officielle impériale.

LA CULTURE

Il y existait trois langues principales: le puquina, le yunga et l'aymara, et de nombreuses langues et dialectes régionaux. Aucune de ces langues ne fut écrite, il existe des transcriptions postérieures à la conquête espagnole permettant de recueillir en partie les littératures orales, riches de plusieurs modes d'expression artistique (des poèmes, des chants,des légendes et des mythes.). La musique et la danse accompagnaient les fêtes religieuses, officielles et populaires.

Il reste peu de vestiges de certains arts, telle l'orfèvrerie ( les espagnols pillèrent les trésors tels que idoles, bijoux, ornements etc. ).Les céramiques et les tissages, par contre ont été plus épargnés.

SCULPTURE

De la sculpture en ronde bosse, il ne reste que de très rares effigies humaines.

                              

TISSAGE

CÉRAMIQUE

démontre une diversité formelle et décorative (décors géométriques, formes d'animaux ... ).

                  

Ces potiers Incas utilisaient des pâtes très fines, travaillées sans l'aide du tour ( technique du moulage). Ils créèrent de remarquables vases anthropomorphes, illustrant des scènes réalistes, fantastiques, érotiques.

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