Situation géographique
Le Japon est un archipel volcanique se trouvant sur le
continent asiatique,situé entre l’océan Pacifique, la mer du
Japon et la mer de Chine orientale et à l’est de la péninsule
coréenne. Plus précisément sur les côtes orientales de ce
continent. L’archipel japonais se découpe en quatre îles
principales (Honshū, Hokkaidō, Kyūshū, Shikoku).
Sa capitale est Tokyo.
Origines
Le Japon est
un pays relativement jeune ayant peu de ressources naturelles.
Le néolithique ne s'est achevé qu'au début de notre ère,
l'écriture ne fera son apparition que vers le Vème siècle et
la féodalité ne disparaît qu'en 1868.
Histoire
Une légende raconte que l'empereur Jimmu,
descendant de la déesse Amaterasu, aurait fondé la
dynastie japonaise en 660 avant J.C.
Au long de son l'histoire, le Japon subit une succession d'idées extérieures et nouvelles suivies de longues
périodes de repli sur lui-même. Au fil du temps, les Japonais
développèrent la capacité d'intégrer, d'imiter et finalement
d'assimiler et de s'approprier les éléments issus de cultures
étrangères en les complétant de leurs propres préférences
esthétiques.
L'écriture chinoise, ainsi que le bouddhisme furent
introduits durant les
Vème et
VIème siècles, initiant une longue période
d’influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient des
dirigeants symboliques, le véritable pouvoir était souvent
tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shogun
(général en chef des armées).
Les premiers arts complexes du Japon furent créés
pendant les
VIIème et
VIIIème siècles après J.-C en rapport
avec le bouddhisme. Au
IXème
siècle, le Japon commença à se détourner de la Chine et
développa des formes d'expression indigènes, les arts profanes
prirent une grande importance. Ces formes d'art, au même
titre que l'art religieux, fleurirent jusqu'à la fin du
XVème siècle.
Après la guerre
d'Ônin (1467-1477), le Japon entra dans une période de
perturbations politiques, sociales et économiques qui dura
presque un siècle. Dans l'État qui émergea par la suite sous
le joug du clan Tokugawa , la religion joua un rôle moins
important et les formes d'art qui y survécurent furent
essentiellement profanes.
La peinture
La peinture est le moyen d'expression artistique favori au
Japon, pratiquée aussi bien par des professionnels que par des
amateurs. Les Japonais écrivent avec un pinceau plutôt
qu'avec un stylo jusqu'à notre époque moderne et leur
familiarité avec les techniques du pinceau les ont rendus
particulièrement sensibles aux valeurs picturales. Avec la
montée de la culture populaire pendant l'ère Edo (Edo,
nom ancien de Tokio)
L'ukiyo-é
On ne saurait, en
effet, exagérer l'importance dn rôle que jouèrent les estampes
de l'Ukiyo-é dans le renouvellement de la peinture
occidentale. A peu près inconnues de l'Europe avant
l'ouverture, en 1854, du Japon, quand elles commencèrent à
parvenir en France et que Baudelaire, Bracquemond, les
Goncourt, puis Whistler, Fantin-Latour, Alfred Stevens, James
Tissot les virent dans la boutique de la Porte Océane ouverte
en 1860 rue de Rivoli par les époux Deloye, elles eurent sur
la peinture française, mutatis mutandis, la même action
déterminante que, les " antiques " exhumés du sol toscan ou
romain sur celle de la Renaissance italienne.
La
technique de l'Ukiyo-é et son histoire
Le Ukiyo-é désignait
une peinture profane relatant la vie quotidienne nippone qui
se déroulait vers le milieu du XVIIe siècle à Tokio(Edo).
L'estampe fut la technique choisie car elle permettait de
réaliser de multiples tirages afin de satisfaire une demande
croissante d'une clientèle de plus en plus étendue. Jusqu'en
1760 l'estampe était réalisée en noir ou coloriée à la main;
le procèdé mis au point par Harunobu (1725-1770) permit de
réaliser une impression polychrome dont les plus grandes
illustrations furent réalisées par les grands maîtres de
l'estampe: Kiyonaga, Utamaro,Hokusaï,Hiroshigé. Kiyomine(1787-1869)
est considéré comme le dernier tenant de la tradition. Mais si
l�Ukiyo-e a assuré la renommée internationale de l�estampe
japonaise, il a été fondamentalement une école de peinture.
Tous ses maîtres firent d�ailleurs �uvre de peintre, et
certains ne dessinèrent jamais d�estampes. En outre, selon une
pratique courante aux XVIIe et XVIIIe siècles, la majorité des
artistes ukiyo-e avaient une formation de base fort complète,
acquise non seulement au sein du mouvement, mais aussi au
contact des écoles classiques Tosa et Kano, et c�est de là
qu�ils tiraient leur aptitude à moduler leur style en fonction
du sujet traité.
D'autre part, lorsque
l'Ukiyo-e prit ses caractères spécifiques, il opéra une sorte
de répartition géographique de ses activités : tandis que la
peinture prévalut à Kyoto et Osaka, où le public artistique
était plus traditionnel, à Edo, ville encore neuve et centre
attitré de lécole, on s'intéressa davantage à la xylographie.
C'est donc tout naturellement à Edo que naquit l'estampe
profane sur feuille séparée (ichimai-e), au milieu du XVIIe siècle.
un
type d'estampes nommé ukiyo-e devint un art
majeur et ses techniques furent perfectionnées par la suite,
ce qui permit de produire des impressions couleur des choses
de tous les jours, du livre d'école à la pornographie. La
sculpture fut un moyen d'expression artistique moins prisé ;
la plus grande partie des sculptures japonaises est liée à la
religion et son utilisation déclina en même temps que
l'importance donnée à la tradition bouddhiste. Les céramiques
japonaises, représentant l'un des premiers artefacts de cette
civilisation, se classent parmi les plus fameuses du monde. En
architecture, les Japonais ont une préférence marquée pour les
matériaux naturels et les interactions entre les espaces
intérieurs et extérieurs.
L'art japonais est caractérisé par des oppositions
esthétiques. Par exemple, dans les céramiques des périodes
préhistoriques, l'exubérance était suivie par un style
discipliné et raffiné. Un autre cas de figure est fourni par
deux structures du
XVIe siècle diamétralement
opposées : le Palais de Katsura est un exercice de
simplicité mettant l'accent sur les matériaux naturels et
bruts, et montre une affinité pour la beauté non recherchée ;
le Mausolée de Tôshôgû à Nikko est une structure
symétrique rigide recouverte sur chacune de ses surfaces
visibles de gravures en relief colorées avec éclat. L'art
japonais, valorisé non seulement par sa simplicité mais
également par son exubérance colorée, a considérablement
influencé la peinture occidentale du
XIXe siècle (avec le
japonisme) et l'architecture occidentale du
XXe siècle
L'art Jômon
De
660 à 300 av J.-C

Jô = "corde"
Mon = "motif", "décoration"
La période Jōmon (jōmon
jidai), est l'une des quatorze subdivisions traditionnelles de
l'histoire du Japon, elle couvre la période du Xème millénaire
av. J.-C., fin de la période précéramique paléolithique, au
IIIème siècle av. J.-C., où
commence la période Yayoi.
Le Japon est peuplé, alors, par des descendants de l'espèce
Cro-Magnon, arrivés probablement d'Asie du Nord-est,
l'archipel était relié en plusieurs points au continent
jusqu'au VIIIème millénaire
av. J.-C. et le VIème millénaire
av. J.-C.. La migration intervient à la fin de l'ère glaciaire
(20 000 à 18 000 av. J.-C.), leur présence est connue bien avant le
XIIème millénaire av. J.-C.. Leur civilisation est la
première au monde à connaître et réaliser de la poterie, où
sont formés des décors en marque de cordes, d'où son nom.

Faute de tour, les poteries étaient réalisées à
partir d’un cordon de glaise enroulé en spirale ou de
plusieurs cordons en anneaux empilés les uns sur les autres.
La poterie était ensuite séchée puis cuite dans les cendres
d'un foyer selon la technique du colombin (le four n'existait
pas encore). On suppose que ces poteries décorées avaient un
usage dans des rituels. Au départ réservées à la cuisson,
elles servent par la suite pour garder la nourriture et finalement pour
les sépultures. Certaines remontent au
XIIème millénaire av. J.-C.,
d'où la polémique pour définir le début de l'ère Jômon.
Les plus grandes mesuraient 1 m de haut pour à peu près 70
cm de diamètre.
Les motifs décoratifs se sont divers, impressions de
coquillages, de bambous, et surtout l'ajout de flammèches sur les anses et
les rebords des récipients, au point qu'on peut
s'interroger sur l'utilité de certaines poteries de
l'époque la plus tardive.
On trouve également des poteries simples sans
aucune décoration servant à la vie de tous les
jours. Les artisans en réalisaient aussi d'autres pourvues de
décorations sophistiquées faites avec des cordes tordues ou
enroulées sur un bâton, et appliquées sur la terre crue. Ces
ornementations constituent le premier exemple d'art appliqué,
et d'ornementation sans rôle symbolique apparent.
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