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LesDogu
ou figurines en argile
Constituent la
deuxième forme d'art des Jomons. Les premières sont
apparues au VIIème
millénaire av. J.-C., elles sont de formes humaines
(souvent féminines et animales), et constituant les
premiers témoignages de la sculpture japonaise. Leurs
fonctions étaient vraisemblablement liées à des cérémonies
funéraires (offrandes), des rites de fécondité, des formes
primitives d'agriculture et à des rites de guérison.Sont
souvent retrouvées brisées, ce qui devait constituer la
fin de la cérémonie le mal y ayant été transféré.

Les masques sont une troisième forme
d'art de la culture Jōmon. Tout d'abord, ils sont
confectionnés à partir de valves d'huîtres percées de
trous pour représenter la bouche et les yeux, mais du
XVIe siècle av. J.-C. au Xe
siècle av. J.-C. apparaissent des masques en terre cuite.
Ils semblent avoir été utilisés pendant les cérémonies,
pour représenter des expressions spécifiques du visage.
Rapidement, ils se sédentarisent et
forment des villages permanents. L'installation typique
comprend de six à dix habitations,les maisons sont à demi enterrées,
à l'intérieur de celles-ci vivent des familles de cinq à six
personnes et des bâtiments communautaires. Parmi les
vestiges, on a découvert des "kaizuka";des
monticules où l'on y trouve
des restes de repas, decoquillages, os, vêtements. Elles
pouvaient atteindre plusieurs mètres de hauteur, ce qui
confirme la (semi)sédentarisation des communautés de cette
époque. Cela est également clairement démontré par ce qu'on
appelle les "tate-ana". Ce sont des trous de dix à cent centimètres
de profondeur qui contenaient les
fondations des habitations Jômon. La toiture de ces
maisons (faite à partir de branchages) reposait sur des
poteaux plantés dans le sol, c’est pourquoi on trouve des
petits trous dans les tateana. On pense que cela servait à
éviter l'humidité. Dans ces maisons "semi enterrées", il y
avait une place pour faire un feu ainsi que des trous pour le
stockage des aliments.

TATEANA
Les habitations étaient agglomérées, on
retrouve même des villages assez organisés, selon une
structure concentrique. Exemple de l’organisation d’un village
: le cimetière se trouve dans l’espace central, puis ensuite
un premier cercle d’habitations à même le sol, un deuxième
cercle de maisons tateana et enfin des trous de stockage en
bordure du village. Rien ne nous indique le pourquoi de cette
répartition. C'était le système d'organisation le plus répandu
mais pas le seul, il serait donc faux de croire que tous les
villages de cette époque possèdent cette structure. Avec
l'apparition de la culture du riz, ces constructions
deviendront de plus en plus complexes pour être même
construites avec un étage vers la fin du Jômon - début du
Yayoi. Elles serviront de base pour l'architecture du Yamato.
Un des grands mystères de la civilisation
jomon est l'utilisation de la poterie parce qu'elle est
habituellement associé à l'invention de l'agriculture. On
pourrait les qualifier d'"hommes primitifs", ils ne
connaissent pas l'agriculture, chassent avec des armes
rudimentaires, leur objets sont en os et ils sont vêtus de
pièces de fourrure animale avec un trou pour la tête.
Cependant l'abondance des ressources est telle que
l'agriculture n'a pas besoin d'être développée, ces
chasseurs-cueilleurs disposent sur ces îles d'une grande
diversité de ressources naturelles dans tous les biotopes de
leur archipel : au printemps et au début de l'été, les espèces
de poissons de haute mer (thons et bonites) et les mammifères
marins sont pêchés, alors qu'ils s'approchent des côtes pour
se reproduire. En automne, les fruits et les graines sont
prêts à être cueillis, et la récolte de châtaignes, noix,
noisettes et glands est stockée dans de nombreux silos
souterrains. À la fin de l'automne et pendant tout l'hiver,
les daims et les sangliers sont chassés, mais aussi l'ours, le
cerf et le lièvre.
Leur outillage de pierre comprenait des
haches, des doloires bifaces, des meules et des broyeurs dans
les zones à l'intérieur des terres. Dans les forêts des côtes
occidentales, ils chassaient avec un arc et des chiens. Dans
les zones côtières et fluviales, l'outillage comprenait des
harpons, des hameçons, des pointes de flèches et des plombs
pour les filets. Ils connaissaient aussi la technique du
vernissage des objets avec la résine d’un arbre. Les
différences marquées entre les cultures néolithiques de chaque
région de l'archipel au cours des temps sont dues non
seulement aux spécialisations locales, mais aussi aux vagues
successives de migrations, s'étendant sur de nombreux
millénaires, apportant des traditions culturelles différentes.
Des découvertes récentes ont démontré qu'il existait déjà à
cette époque des traces de techniques liées à la riziculture
vers -1 000, cependant ces pratiques étaient minoritaires et
limitées à certaines régions. L'agriculture ne commença à
devenir dominante qu'au cours du dernier millénaire avant
l'ère chrétienne, avec la culture des plantes et notamment
celle du riz qui était devenu la principale ressource dans
tout l'Extrême-Orient et l'Asie du Sud-Est.
Religion
Il y a peu d'éléments concernant la sociologie et les
croyances de cette civilisation, cependant trois d'entre eux
permettent d'affirmer l'existence de rites et d'une hiérarchie
sociale.
Certains décors de poteries, comme celles dites à décors de
feu, révèleraient un culte du Feu.
Les dogû, qui sont des figurines en argile cuit, sans usage
pratique, et ont souvent été enterrées.
Certains crânes, datés de mi-Jômon (-5000), ont été
retrouvés avec des dentitions incomplètes. L'ablation des
dents de devant et la taille d'autres semble avoir été une
pratique rituelle, réalisée du vivant des individus, montrant
une volonté de différenciation entre les individus, des rites
de passage ou rites de deuil.
Il semble que les rites funéraires japonais
correspondent aux tendances observées en Europe. Les corps
retrouvés sont majoritairement placés en position foetale
pendant les débuts de l'ère Jômon pour ensuite être placés en
positions allongée par la suite. Ces corps ne sont
généralement pas accompagnés de mobilier funéraire si ce n'est
quelques masques retrouvés à Hokkaidô et au nord-est de Honshû.
D'autre part, bien que rares, certains cas plus étonnants ont
montré l'existence de la pratique de l'incinération.
Les Jomons et les Inuits pourraient être
proches culturellement. Ils pratiquent le shamanisme et les
chants de gorge. Ils ont aussi des mythes qui se ressemblent
étroitement, comme celui du corbeau créateur du monde. Mais
aussi, il y a aussi la «fête de l'ours», qui consiste à
relâcher un ourson élevé par les hommes dans la nature pour
qu’il explique aux autres ours qu'il ne faut pas attaquer les
hommes.
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