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L'art du Kofun
et les haniwa
La troisième, et dernière, période de la préhistoire
japonaise est l'ère Kofun , kofun jidai, environ 250 à
552 ap. J.-C.), nom qui définit également les tertres
funéraires construits à cette époque par milliers dans de
nombreuses régions. Elle est aussi appelée ère Yamato (
yamato jidai). Elle se différencie de la culture Yayoi
soit par un développement interne, soit par une force
extérieure. Pendant cette période, de nombreux groupes forment
des alliances politiques et s'assemblent en une nation.
Les
kofun

Ces tumuli sont donc importants pour cette période de
l'histoire japonaise au point de lui donner leur nom. Ils
représentent la seule source d'informations sur le peuple
japonais de cette époque. Les plus anciens se trouvent surtout
dans la plaine du Yamato. Les plus imposants, légèrement
postérieurs, sont des mausolées impériaux et se trouvent dans
la plaine du Kawachi dans la préfecture d'Ôsaka. Les plus
beaux d'entre eux, situés près du port, sont attribués aux
empereurs dits « légendaires » : Ôjin et Nintoku.
Les objets typiques des kofun sont des miroirs en
bronze ( kagami), les magatama et surtout des
sculptures d'argile appelées haniwa érigées à
l'extérieur des tombes. A partir du Ve
siècle, on trouve également des objets en bronze doré
témoignant d'une nouvelle culture équestre et militaire
(étriers, heaumes, pommeaux ajourés...). Le mobilier funéraire
peut cependant contenir de nombreux objets divers, variant en
fonction des périodes, comme des poteries, des objets
domestiques...
Les
haniwa
Les haniwa sont des statuettes de terre cuite
directement associées aux kofun.Elles sont
disposées sur les tertres.
Les premiers haniwa apparurent dans la préfecture
d'Okayama ( Okayama-ken) et n'étaient que de simples
jarres munies d'un pied. Ils deviennent tout d'abord
cylindriques au début du IVe
siècle, puis prennent progressivement la forme d'objets,
d'animaux, d'êtres humains. Leur disposition aussi varie au
fil du temps. La grande diversité des figurines
anthropomorphes nous donnent un aperçu de la société qui les a
créé.
La vague d'immigrants suivante fut celle du Yayoi , nommé
ainsi en rapport avec le district de Tôkyô où furent
trouvés les premiers restes de leur colonisation. Ils
arrivèrent au Japon vers 350 av. J.-C. et s'installèrent tout
d'abord au nord de Kyûshû , apportant leurs connaissances sur
la riziculture irriguée et sur la manufacture du cuivre et du
bronze. On trouve même quelques rares objets en fer. Ils font
preuve d'une plus grande habileté artisanale que les gens du
Jômon. Leur style décoratif est simple et discret, dégageant
une sorte de dignité tranquille. Le Yayoi semble avoir été
civilisé, pacifique et raffiné et avoir développé une
conscience religieuse apparemment rationnelle et sereine. La
préférence pour la pureté artistique fait penser aux bases des
principes du shintô dont on pense qu'il s'est développé
à cette époque.
Les principaux objets d'art rituels de cette période sont les
miroirs, les magatama , les sabres cérémoniels et les
dôtaku (cloches sans battant d'usage inconnu).
La céramique
L'apparition du tour et d'une cuisson au four à température
plus élevée permettent aux potiers du Yayoi de réaliser des
céramiques plus perfectionnées en créant un nouveau type de
vases, grands, à parois fines et rarement peints, caractérisés
par une forme simple et une surface lisse. Les éventuelles
décorations sont rouges ou incisées en bandes horizontales,
striées ou composées de zigzags. Les types de poteries
retrouvées à cette période sont des bols décorés au peigne,
des jarres à couvercle ou à large panse et à col évasé et de
hautes urnes. À partir du milieu de la période apparaissent
aussi des gobelets, des bouteilles à col étroit, vastes
récipients à haut pied, aiguières et coupes à anses.
Les arts métallurgiques
Les épées de guerre importées au Japon ont été allongées et
élargies et étaient utilisées en temps de paix pour les
sépultures. Les pièces en bronze les plus originales de cette
ère sont les dôken et dôboko (lances en forme de
pagaies), découverts au Kyûshû, et les dôtaku
découverts au Kinki en plein centre du Honshû
L'art du Kofun
et les haniwa

Période Kofun ( 250 - 538 ) Par
l'invasion de cavaliers venus de Corée dans le but de créér un État japonais,
cette période marque la naissance d'une vraie société
accompagnée de bases culturelles.
La troisième, et dernière, période de la préhistoire
japonaise est l'ère Kofun , kofun jidai, environ 250 à
552 ap. J.-C.), nom qui définit également les tertres
funéraires construits à cette époque par milliers dans de
nombreuses régions. Elle est aussi appelée ère Yamato (
yamato jidai). Elle se différencie de la culture Yayoi
soit par un développement interne, soit par une force
extérieure. Pendant cette période, de nombreux groupes forment
des alliances politiques et s'assemblent en une nation.
Les
kofun

Ces tumuli sont donc importants pour cette période de
l'histoire japonaise au point de lui donner leur nom. Ils
représentent la seule source d'informations sur le peuple
japonais de cette époque. Les plus anciens se trouvent surtout
dans la plaine du Yamato. Les plus imposants, légèrement
postérieurs, sont des mausolées impériaux et se trouvent dans
la plaine du Kawachi dans la préfecture d'Ôsaka. Les plus
beaux d'entre eux, situés près du port, sont attribués aux
empereurs dits « légendaires » : Ôjin et Nintoku.
Les objets typiques des kofun sont des miroirs en
bronze ( kagami), les magatama et surtout des
sculptures d'argile appelées haniwa érigées à
l'extérieur des tombes. A partir du Ve
siècle, on trouve également des objets en bronze doré
témoignant d'une nouvelle culture équestre et militaire
(étriers, heaumes, pommeaux ajourés...). Le mobilier funéraire
peut cependant contenir de nombreux objets divers, variant en
fonction des périodes, comme des poteries, des objets
domestiques...
L'art du Yayoi
(300 av J.-C. à 250 ap J.-C)
La vague d'immigrants suivante fut celle du Yayoi , nommé
ainsi en rapport avec le district de Tôkyô où furent
trouvés les premiers restes de leur colonisation. Ils
arrivèrent au Japon vers 350 av. J.-C. et s'installèrent tout
d'abord au nord de Kyûshû , apportant leurs connaissances sur
la riziculture irriguée et sur la manufacture du cuivre et du
bronze. On trouve même quelques rares objets en fer. Ils font
preuve d'une plus grande habileté artisanale que les gens du
Jômon. Leur style décoratif est simple et discret, dégageant
une sorte de dignité tranquille. Le Yayoi semble avoir été
civilisé, pacifique et raffiné et avoir développé une
conscience religieuse apparemment rationnelle et sereine. La
préférence pour la pureté artistique fait penser aux bases des
principes du shintô dont on pense qu'il s'est développé
à cette époque.
Les principaux objets d'art rituels de cette période sont les
miroirs, les magatama , les sabres cérémoniels et les
dôtaku (cloches sans battant d'usage inconnu).
La céramique
L'apparition du tour et d'une cuisson au four à température
plus élevée permettent aux potiers du Yayoi de réaliser des
céramiques plus perfectionnées en créant un nouveau type de
vases, grands, à parois fines et rarement peints, caractérisés
par une forme simple et une surface lisse. Les éventuelles
décorations sont rouges ou incisées en bandes horizontales,
striées ou composées de zigzags. Les types de poteries
retrouvées à cette période sont des bols décorés au peigne,
des jarres à couvercle ou à large panse et à col évasé et de
hautes urnes. À partir du milieu de la période apparaissent
aussi des gobelets, des bouteilles à col étroit, vastes
récipients à haut pied, aiguières et coupes à anses.
Les arts métallurgiques
Les épées de guerre importées au Japon ont été allongées et
élargies et étaient utilisées en temps de paix pour les
sépultures. Les pièces en bronze les plus originales de cette
ère sont les dôken et dôboko (lances en forme de
pagaies), découverts au Kyûshû, et les dôtaku
découverts au Kinki en plein centre du Honshû
Période Yamato ( 250 - 710 )
La période Yamato est le début d'un véritable état. Elle
est divisée en deux sous-périodes, sur la base de l'arrivée du
bouddhisme.
Période Asuka ( 538 - 710 ) Cette période est marquée par
l'arrivée du bouddhisme au Japon, en 538.
Époque de Nara ( 710 - 794 )

En 710, Nara devient la capitale. En 784, afin d'échapper
aux moines bouddhistes, l'empereur Kammu déplace la capitale à
Nagaoka.
Le changement de capitale, par Kammu, pour
Heian Kyô (Kyōto), en 794, marque la fin de cette période.
Période Heian ( 794 - 1185 )

La cour impériale connait une période de paix et son art,
particulièrement la poésie (manyoshu) et la littérature, resplendit.
Période féodale (1185-1603)
Plusieurs ères couvrent cette époque féodale, dans laquelle
de puissantes familles locales, "Daimyō" se partagent le
pouvoir avec les seigneurs de guerres.
Période Kamakura ( 1185 - 1333 )
Restauration de Kemmu ( 1333 - 1388 )
Époque de Muromachi ( 1388 - 1573 )
Période Azuchi Momoyama ( 1573 - 1603 )
En 1590, le Japon est enfin unifié, grâce à
Toyotomi Hideyoshi, un des trois grands unificateurs du pays.
Époque d'Edo (1603-1854)
L'administration du pays est partagée par
deux cents daimyō. Durant cette période, le commerce et les
villes se développent.
Au XVIe
siècle, des commerçants venus du Portugal, des Pays-Bas,
d'Angleterre et d'Espagne débarquèrent au Japon, avec les
missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du
XVIIe siècle, le shogunat
japonais suspecta qu'ils étaient les prémisses d'une conquête
militaire par les forces européennes et cessèrent finalement
toute relation avec l'étranger exceptés certains contacts
restreints avec des marchands chinois et Hollandais à
Nagasaki. Cet isolement dura 200 ans, jusqu'à ce que le
Commodore Matthew Perry force le Japon à s'ouvrir à l'Occident
avec la Convention de Kanagawa en 1854.
En seulement quelques années, le renouement
des contacts avec l'Occident transforma profondément la
société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et
l'Empereur reprit le pouvoir.
Époque moderne (depuis 1854)
Ère Keiô (1865-1868)
Restauration Meiji (1868-1912)
La restauration Meiji de 1868 initia de
nombreuses réformes. Le système féodal fut aboli, et de
nombreuses institutions occidentales furent adoptées, dont un
système légal et de gouvernement ainsi que d'autres réformes
économiques, sociales et militaires.
Ère Taisho( 1912 - 1926 )
Le début du XXe siècle vit le
Japon tomber sous l'influence croissante de l'expansionisme
militaire ; le pays devient une dictature dans
l'entre-deux-guerres.
Ère Shōwa ( 1926 - 1989 )
Ère Heisei (depuis 1989)
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