NÉOCLASSICISME
(1775 à 1850)
Seconde moitié du XVIIIème jusqu'au début du XIXème siècle.
Retour à la Grèce antique et à Rome, ce style inscrit la défaite du collorisme et des formes complexes. Il condamne les raffinements excessifs et se fonde sur des valeurs utopiques qui font l'apologie de la simplicité, du naturel et des valeurs morales.
L'art de la séduction, de la sensualité, de l'artifice et du factice de la peinture de Boucher, Fragonard, ou de l'architecture Rococo, cède la place à un art qui se veut vertueux. Ce nouveau courant artistique prend pour référence l'antiquité, non seulement en lui empruntant ses canons esthétiques, mais également en l'envisageant comme modèle politique. L'antiquité devient alors, exemple de vertu..
Pour marquer sa distance avec le rococo, la tendance néoclassique se caractérise par une sévérité de lignes, de formes et de couleurs, des contours simplifiés et ininterrompus qui contrastent avec la manière rocaille et donnent lieu à des oeuvres plus austères. Les sujets des oeuvres sont également différents. Les artistes néoclassiques puisent abondamment dans l'Antiquité gréco-romaine afin que leurs oeuvres exaltent la simplicité, le naturel et les vertus morales
Le Néo Classicisme condamne les raffinements excessifs, la dépravation et l'oublie des moeurs de la société de l'époque dont l'art Rococo et le Baroque sont les symboles artistiques. Il se fond sur une réflexion utopique fondée sur l'apologie de la simplicité, du naturel et des valeurs morales. Enfin, il recherche un art de l'équilibre, d'une élégante précision, exempt d'excès de style et d'expressions passionnelles, par le biais de modèles issus de la sculpture et de l'architecture.
La tendance néoclassique montre bien la tâche nouvelle assignée à l'art au 18e siècle. L'art doit éduquer aux vertus morales et inspirer la grandeur et l'utilité. On croit alors fermement à la capacité de l'art d'agir sur les qualités morales de l'homme. On condamne le rococo pour sa dépravation et on encense le néoclassicisme parce qu'il régénère les arts et, par extension, la société toute entière.
Le serment des Horaces- David
David, Jacques-Louis (1748-1825)
Ingres, Jean-AugusteDominique (1788-1867)