ARCHITECTURE ROMANTIQUE

En se définissant comme une réaction au classique, l'architecture romantique révèle des préoccupations différentes, volontairement historiques. Formulée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, cette redécouverte implique deux motivations principales. Il s'agit d'une part, de se dégager de la culture gréco-romaine, longtemps dominante, par un retour aux sources nationales: on veut retrouver l'époque étrange des bardes, des moines et des chevaliers. D'autre part, après le triomphe du rationalisme philosophique, on veut vivifier la religion entière en revenant aux origines du christianisme.

Les caractéristiques

Parce qu'elle est fondée sur l'application des ordres antiques, on a souvent résumé l'architecture romantique à la présence de colonnades ou de frontons triangulaires. Cette vision est bien sûr simpliste. L'architecture romantique accorde beaucoup d'importance à la distribution, c'est-à-dire à l'organisation des espaces intérieures. Qu'il s'agisse de demeures privées, de bâtiments publics ou religieux, on retrouve partout un goût pour une certaine simplicité: volumes géométriques, murs lisses, organisation claire des différentes parties. Même si l'on note au cours de son évolution une accentuation de la sécheresse des lignes et de la lourdeur des formes, il ne faut pas oublier que cette architecture s'accompagne toujours de décor intérieurs raffinés, inspirés par les peintures et les stucs antiques. C'est aussi l'époque ou domine le jardin à l'anglaise dont le naturel vient atténuer la rigueur architecturale.